3 semaines en Bolivie : itinéraire et incontournables

La Bolivie a été notre 5ème pays d’Amérique du Sud visité, juste après notre trip d’un mois au Pérou.

On a ajusté notre itinéraire au dernier moment et finalement décidé de faire moins d’étapes que prévu car on se sentait vraiment fatigu.

Sommaire

Itinéraire

Pour visiter la Bolivie, nous avons pris un peu moins d’un mois. Ce n’est pas tout à fait représentatif de notre voyage car nous avons pris plus de temps que prévu sur les deux premières étapes. À ce stade du voyage, nous avions vraiment besoin de repos. Dans la dernière section, je vous parlerais néanmoins d’autres étapes à explorer en Bolivie.

Vous trouverez ci-dessous l’itinéraire de notre voyage bolivien ainsi que les différentes étapes.

N’hésitez pas à cliquer sur la carte ci-dessous pour plus d’informations.

Road Trip Bolivie – 3 semaines on Roadtrippers
!function(d,l,h,w,id){var a = d.getElementById(id);var ifr = d.createElement(« iframe »);ifr.src = l;ifr.height = h;ifr.width = w; ifr.scrolling = « no »; a.parentNode.insertBefore(ifr, a);a.parentNode.removeChild(a);}(document, »https://maps.roadtrippers.com/embedded/trips/26090665″,600,960, »embed-26090665″);

Étapes

  1. La Paz
  2. Sucre
  3. Potosi
  4. Tupiza
  5. Uyuni

La Paz

C’est à La Paz que nous avons démarré notre voyage en Bolivie. Nous y avons passé une semaine pour nous reposer, mais pour la visiter 2/3 jours suffisent largement.

Je n’ai pas vraiment apprécié La Paz car c’est une ville hyper polluée et congestionnée par le trafic routier.

Visite incontournable à La Paz :

  • La vallée de la lune

Pour en savoir plus, consultez mon article dédié à La Paz

Sucre

Nous avons passé 1 semaine à Sucre car nous nous y sentions très bien. Pour visiter Sucre et ses alentours, je dirais qu’entre 2 et 4 jours suffisent (selon ce que vous voulez voir).

Le climat y est plus doux qu’à La Paz et la ville est superbe.

Visites incontournables à Sucre :

  • Museo San Felipe de Neri
  • Musée des Arts Indigènes

Pour en savoir plus, consultez mon article dédié à Sucre

Potosi

Il faut compter environ 3h de bus pour se rendre de Sucre à Potosi. Nous avons passé 3 jours à Potosi, et honnêtement, si c’était à refaire on n’irait carrément pas. J’explique pour dans mon article dédié à Potosi.

Si vous y tenez, je pense qu’un jour ou deux suffisent largement.

Visites incontournables à Potosi :

  • La vieille ville
  • La casa de la moneda

Pour en savoir plus, consultez mon article dédié à Potosi

Tupiza

Il faut compter environ 5h pour se rendre à Tupiza depuis Potosi. Nous y avons passé deux jours et je pense que c’était l’idéal. Si vous souhaitez seulement faire un tour dans le « far-west » bolivien, un jour peut même suffire.

Visites incontournables à Tupiza :

  • Le far-west bolivien
  • Faire un tour de vélo jusqu’aux différents miradors
  • Faire le tour dans le sud Lipez/Salar d’Uyuni depuis Tupiza

Pour en savoir plus, consultez mon article dédié à Tupiza

Salar de Uyuni

Pour faire le trip allant jusqu’au salar d’Uyuni depuis Tupiza il faut compter 4 jours. Je vous conseille VRAIMENT de partir depuis Tupiza et de faire les 4 jours. C’est juste exceptionnel et clairement le meilleur moment de tout notre voyage en Bolivie.

La ville d’Uyuni en elle-même n’a aucun intérêt. Elle est plutôt sale et désagréable. Si vous souhaitez vous y reposer je vous conseille de ne pas y passer plus d’une nuit ou deux.

Visites incontournables du road trip :

  • Tout le road trip en lui-même 😉

Pour en savoir plus, consultez mon article dédié au road trip jusqu’au salar d’Uyuni

Autres étapes

Plusieurs autres étapes nous faisaient de l’œil, mais c’était sans compter sur la fatigue accumulée sur ces 5 mois de voyage et surtout sur nos derniers treks au Pérou.

Parmi les étapes que l’on avait repérées mais finalement mises de côté :

  • Le Parque Torotoro – où l’on peut a priori observer des empreintes de dinosaures.
  • Le nevado Sajama – un peu difficile d’accès, en plus nous étions en plein hiver et on avait déjà fait pas mal de volcans/sommets en Equateur
  • L’Amazonie bolivienne – que l’on a mise de côté faute de budget

Bolivie : 4 jours dans le sud Lipez, de Tupiza au Salar d’Uyuni

C’est LE moment que l’on attendait le plus de notre séjour en Bolivie, mais aussi de notre voyage tout court ! Le fameux road trip dans le sud Lipez bolivien jusqu’au salar.

Sommaire

Départ de Tupiza

Comme je l’expliquais dans mon article dédié à Tupiza, il est possible de faire le trip vers le salar d’Uyuni dans ce sens. Ce choix à deux avantages : le premier c’est qu’il est moins répandu que de partir depuis Uyuni. Il y aura donc logiquement moins de monde au départ de Tupiza. Le deuxième avantage, c’est qu’en le faisant dans ce sens, vous verrez plus de choses qu’en partant d’Uyuni car il y a une journée de plus de trip.

Pour ma part, je suis vraiment contente de l’avoir fait dans ce sens-là, car cela permet de terminer par le salar, qui est tout de même le clou du spectacle.

Choisir son agence et ses compagnons de voyage

Alors ça, ça a vraiment été THE interrogation lorsque nous avons fait le tour des agences. On avait lu des tonnes de choses sur internet en amont et franchement, difficile de faire le tri. De bons avis, de mauvais avis, souvent sur les mêmes compagnies… Si bien que l’on ne savait plus vraiment où donner de la tête.

La première chose à faire donc, c’est d’aller en centre-ville et de faire plusieurs agences pour comparer les offres. Honnêtement, à quelques bolivianos près, elles proposent toutes la même chose. Le tout est de savoir avec qui vous vous sentez le mieux.

De mon point de vue, dans la mesure où les agences pratiquent à peu près toutes le même tarif, le service sera sensiblement le même.

De notre côté, nous avons opté pour « Voy Tour », simplement car l’agence avait un bureau dans notre hôtel. De ce fait, on a pu négocier le tour à 1150 bolivianos/personne (environ 150€) contre environ 1200 voire 1300 bolivianos ailleurs.

Sachez qu’il ne sera pas facile de négocier. Si on a pu le faire c’est parce qu’un couple avait déjà réservé pour cette même date et que ça les arrangeaient qu’on remplisse la voiture. Ce qu’ils ne savaient pas, c’est que cela nous arrangeait aussi car ce couple était dans le même hôtel que nous et nous semblait très sympathique.

J’en viens donc à mon deuxième point : choisir ses compagnons de voyage. Alors ce n’est pas si « facile », mais si vous avez le feeling avec d’autres personnes, n’hésitez pas à vous mettre ensemble, ou à vous greffer à un groupe. Il y a quand même 4 jours à passer ensemble. Du coup, pour profiter au mieux de l’expérience, c’est mieux de le faire avec des personnes avec qui vous sentez une affinité.

Jour 1 : El sillar, Ciudad del Encanto, Pueblo Fantasma…

Journée

Une fois l’agence et les compagnons choisis, nous partons dès 7h30 du matin pour le premier jour de notre trip.

Nous sommes 6 dans la voiture. Le chauffeur, la cuisinière, Éléonore et Basile, un couple suisse dont nous venons de faire la connaissance, ainsi que nous deux.

Au bout de quelques minutes déjà, le feeling passe super bien. On est super content et on part pour la première étape dans la bonne humeur.

Pour ce premier jour on fera plusieurs arrêts hyper sympas. Le premier, « El Sillar » est une formation rocheuse assez impressionnante.

On enchaîne assez rapidement avec Awana pampa où on fait un arrêt pour dire bonjour aux lamas.

Cette première journée est la plus chargée en terme de kilomètres, on roule beaucoup jusqu’à 12h30 où c’est l’heure du déjeuner. On s’arrête dans un petit bled pas très chaleureux pour manger une « milanesa de pollo » plutôt bonne d’ailleurs.

En début d’après-midi, nous repartons vers le site le plus impressionnant de la journée, j’ai nommé : la ciudad del encanto.

On a l’impression qu’il s’agit d’une ville faite de formations rocheuses. C’est vraiment une super découverte.

On enchaîne avec le « pueblo fantasma », également appelé le « mini Machu Picchu ». Il s’agit d’un ancien village établi par les colons qui exploitaient les communautés locales pour extirper les minerais des montagnes avoisinantes.

Une fois le village visité, on reprend la route. Les paysages s’enchaînent, tous plus magnifiques les uns que les autres. C’est assez difficile de décrire cette journée et même cette aventure en un article. Nous avons vu tellement de belles choses sur ces 4 jours que si je devais tout passer en revue, l’article n’en finirait plus.

On termine notre journée avec une jolie lagune – dont j’ai totalement oublié le nom. Il fait super froid, mais avec un paysage pareil, on ne peut pas s’empêcher de sortir de la voiture et de prendre des photos !

Soirée

Le soleil se couche et il est temps de rejoindre notre chambre pour la nuit. J’avoue que là, on déchante assez vite. On savait que ce sera rustique mais pour le coup… Pas à ce point. La chambre dispose de 4 petits lits avec des sommiers en béton. Il n’y a pas de douche et la chasse d’eau des toilettes fonctionne quand elle le souhaite. C’est folko ! Mais au moins, on se marre.

On se rend aussi vite compte que notre cuisinière n’est pas top. On retrouve d’autres groupes de voyageurs d’autres agences qui ont des chambres dans le même « hôtel » que nous. La différence c’est que… Ce que leur fait leur cuisinière à l’air juste 10x meilleurs que ce que nous fait la nôtre.

On se dit que la différence de prix vient peut-être de là… ? Ça n’est pas non plus immangeable et on s’en sort pas trop mal. L’heure d’aller se coucher arrive vite car demain on décolle super tôt.

J’avoue que je n’ai quasiment pas dormi de la nuit car même avec mon duvet et 2 couettes il fait hyper hyper froid.

Jour 2 : Thermes de Polques, désert de Dali et lagunes colorées

Journée

Pour cette deuxième journée c’est départ 7h30 : ça pique tellement après une nuit pareille ! On démarre rapidement avec un premier arrêt à la laguna Hedionda, et là tout de suite, premier coup de cœur.

Nous sommes les premiers sur les lieux, la lagune est calme et magnifique, gelée par endroits. Il y a un groupe de flamands roses près du bord que l’on peut facilement observer.

On file ensuite en direction des thermes de Polques. Autant vous dire qu’à ce moment-là, l’idée d’enfiler mon maillot de bain alors qu’il fait à peine 5 degrés ne m’enchante… PAS DU TOUT ! Je me fais un peu violence et j’avoue qu’une fois dans l’eau chaude, le kiff est total ! On a en plus la chance d’avoir le bassin presque pour nous tout seul et c’est tellement cool.

Après 30 minutes de baignade, on repart en direction de la sublime laguna verde. Nan mais sérieusement ? Vous voyez ces couleurs ? Parce que ce sont les vraies couleurs. C’est juste INCROYABLE. Bon alors par contre on évitera la baignade. Oui parce qu’en fait l’eau est composée de magnésium et… d’arsenic #sympa. On a même la chance d’apercevoir un renard de l’altiplano : je suis aux anges.

C’est l’heure de déjeuner ! On repart vers les thermes où on a laissé notre cuisinière mais avant cela, on fait un arrêt au « désert de Dali ». Franchement, y’a pas à dire. On se croirait vraiment dans un tableau de Dali. Le paysage a l’air presque irréel.

Après le déjeuner on se dirige vers les geysers de sol de mañana. Un stop un peu « sans plus » finalement avec toutes les belles choses que l’on a vues avant. On ne restera pas très longtemps, et on se dirige vite vers la star de la journée : la laguna colorada.

La laguna colorada c’est mon coup de cœur ultime de la journée. Un immense lac rose, à moitié gelé, avec des reflets de fous, des flamands roses, des lamas et des vigognes. Non mais sérieux, est-ce que c’est réel ?

On passera un bon moment ici à observer le paysage, les volcans au loin, les animaux tout près de nous. C’est vraiment un de mes meilleurs souvenirs de ce road trip.

Soirée

Après cette journée hyper chargée, il est temps de rejoindre notre hôtel pour la nuit. On se demande vraiment dans quoi on va atterrir, vu l’hôtel de la veille, et c’est finalement plutôt une bonne surprise. Déjà, il ne fait pas -15 dans la chambre. En plus, on peut prendre une douche chaude (pour 10 bolivianos) et les toilettes sont propres et fonctionnent.

On y passera donc une très bonne nuit qui compensera avec l’horrible nuit de la veille.

Jour 3 : Formations rocheuses, lagune et coucher de soleil dans le salar

Journée

On entame le 3ème jour sur un ton un peu plus « chill » puisqu’on part vers 8h30. Au programme ce matin, diverses formations rocheuses.

On démarre donc avec la « copa del mundo » ou « coupe du monde » en français. Alors c’est pas forcément hyper flagrant (ni vraiment impressionnant) mais ça reste sympa.

On enchaîne avec une autre formation rocheuse appelée « Italia perdida ». On l’appelle comme ça car deux campeurs italiens s’y étaient perdus il y a quelques années. C’est assez sympa parce qu’on peut grimper un peu partout et avoir de jolis points de vues sur les alentours.

C’est l’heure de repartir pour observer une autre formation ! Sauf que cette fois, ce n’est pas une formation rocheuse mais une rivière en forme d’anaconda. On l’observe depuis une falaise super haute et où il y a pas mal de vent… Vertige oblige, je n’y resterais pas très longtemps.

Direction la prochaine étape, j’ai nommée : la laguna negra. Il faut marcher un petit peu et il fait archi froid mais on y va ! Elle est moins impressionnante que la laguna verde ou la laguna colorada, mais le paysage est encore différent de tout ce que l’on a pu voir jusque-là.

C’est vraiment une des choses que je retiens de ce trip, la diversité des paysages est juste incroyable.

Après une matinée bien remplie, on déjeune dans un petit bled plutôt désert. On repart rapidement en direction d’un autre petit village dont j’ai totalement oublié le nom – sorry – qui fait un peu village fantôme. C’était a priori une station assez fréquentée quand le train s’y arrêtait il y a quelques années. Aujourd’hui c’est plus une station désaffectée où l’on s’arrête pour prendre quelques photos et déguster une bière à la coca (pas mal).

En milieu d’après-midi, on se rend à notre dernier hôtel du séjour. Un hôtel de sel assez sympa où l’on aura une chambre par couple (le luxe). On a tout juste le temps de poser nos affaires et de prendre une petite douche avant de repartir pour voir le coucher de soleil dans le salar.

Quel moment inoubliable ! On se marre, on fait les cons, on prend des photos, on profite. Les couleurs sont juste magnifiques. C’est sans doute l’un des plus beaux coucher de soleil que j’ai vu dans ma vie.

Soirée

Une fois le soleil couché, on repart à l’hôtel. L’ambiance est bonne, la nourriture, toujours pas top… On fait quelques parties de carte et on se couche relativement tôt car demain : départ 5h30.

Il fait plus froid que dans l’hôtel précédent mais on passera malgré tout une assez bonne nuit.

Jour 4 : Lever de soleil sur l’île Incahuasi et salar d’Uyuni

C’est déjà le dernier jour de ce trip qui commence super tôt. On décolle à 5h30 pour rejoindre l’île Incahuasi (l’île aux cactus) et grimper au sommet pour y admirer le lever du soleil.

Une fois encore, on est quasiment les premiers sur place. Il faut compter à peine 15 minutes pour arriver en haut mais on monte comme des flèches. On se réserve donc les meilleurs spots pour regarder le lever du soleil et on attend qu’il pointe le bout de son nez. Voilà un nouveau spectacle que l’on est pas près d’oublier. Quelle beauté ! On en prend plein les yeux.

Une fois le soleil levé, on redescend pour prendre le petit-déjeuner avant de s’enfoncer un peu plus dans le salar pour aller prendre les fameuses « fotos locos ». C’est une pratique hyper répandue qui permet de faire des photos assez drôle en jouant avec les perspectives offertes par le salar. C’est assez drôle et franchement, on se prend très vite au jeu.

Après avoir passé une heure à inventer des poses dans le salar, on file vers notre avant-dernier stop. Il s’agit du premier hôtel de sel du monde, qui se trouve tout près du monument dédié au rallye Dakar. Finalement, pendant ces 4 jours on aura eu l’impression d’avoir fait notre propre rallye !

Enfin, le tour se termine par la visite d’un cimetière de train. Bon sincèrement, c’était un peu glauque, et franchement pas terrible quand on voit les merveilles naturelles que l’on a pu observer.

Bilan de l’expérience

C’était juste EXCEPTIONNEL. C’est de loin l’une des choses que j’ai préférée depuis le début de notre voyage. Les paysages sont à couper le souffle. Vraiment. En plus de ça on a eu la chance de s’entendre hyper bien avec Eléonore et Basile qui nous ont juste fait mourir de rire. C’était génial sur tous les plans. J’avais jamais vu une telle concentration d’aussi belles choses dans une même région.

Je vous conseille à 1000/10 de vivre cette expérience. En ce qui concerne notre agence, comme je l’expliquais la cuisinière n’était pas top, mais je pense que ce n’était juste « pas de chance ». En effet, je crois que ça « tourne » assez et que sur ce coup, on a juste pas eu la bonne.

Sinon, notre chauffeur bien que pas très bavard était très bien, et surtout on était presque toujours les premiers sur les sites. Honnêtement, je ne sais pas si c’est parce que tout s’est hyper bien goupillé, ou si c’était de son fait. Ce que je sais c’est que c’était juste inoubliable et que je le referais les yeux fermés !

Bolivie : De Potosi à Tupiza, le « Far-West » bolivien

Dans cet article j’ai regroupé les deux villes que l’on a visitées après notre séjour à Sucre. Ces deux stops ayant été assez courts je trouvais cela plus pertinent que de faire un article par ville.

Depuis Sucre, il faut compter environ 3h de bus pour se rendre à Potosi.

Sommaire

Où dormir à Potosi ?

Tout d’abord, il faut savoir que les logements à Potosi ne sont vraiment pas donnés. Je ne comprends d’ailleurs pas vraiment pourquoi car la ville est loin d’être exceptionnelle.

Pour l’anecdote, nous avons rencontré pas mal de français à Potosi qui nous ont dit avoir eu très froid la nuit dans leurs hôtels et peiné pour avoir de l’eau chaude.

De notre côté, nous avions pas trop mal choisi notre hôtel car même s’il n’était pas incroyable, il avait le mérite d’avoir de grandes chambres avec chauffage et eau chaude : le grand luxe. Il s’agit de l’hôtel Eucalyptus, qui dispose également d’un rooftop très sympa.

Où manger à Potosi ?

Autant vous prévenir, le restaurant n’est vraiment pas donné. Néanmoins, les pizzas et les burgers sont vraiment très bons. Nous y sommes retournés 2 fois.

On y a été complètement par hasard et c’était une très chouette découverte ! Je vous conseille d’y aller le midi, il y a des formules économiques avec entrée / plat / dessert. Ce sont souvent des plats typiques, très copieux et surtout très bons.

Quelles visites faire (ou pas) à Potosi ?

Alors là, ça se complique. Potosi est surtout connue pour ses mines, dans lesquelles travaillent encore de nombreux boliviens (parfois très jeunes…).

Eviter la viste des mines

Il est possible de faire un « tour » dans les mines, de les visiter et d’enfiler les vêtements d’un mineur pour une journée. Nous n’avons pas fait ce tour, car nous trouvions cela assez glauque. J’ai du mal à voir en quoi ça peut être bénéfique de quelque façon aux mineurs que d’enfiler leurs vêtements en pensant pouvoir « comprendre » ce qu’ils vivent alors qu’on est très loin du compte.

Pour comprendre ce qu’ils vivent, il faudrait bosser dans la mine, 10 heures par jour, à avaler de la poussière et des quantités d’alcool/de feuilles de coca pour pouvoir tenir physiquement. Le tout pour un salaire évidemment dérisoire, en étant entassé dans des dortoirs de 50, loin de leurs familles… Bref, vous l’aurez compris, je n’encourage absolument pas ce tourisme. Pour les personnes qui penseraient qu’une partie de l’argent reviendrait aux mineurs : c’est faux. L’argent revient aux coopératives de mineurs et non pas aux mineurs eux-mêmes. C’est pour ça qu’on vous demandera une « contribution » sous forme de « cadeaux » (alcool, feuilles de coca, etc) à offrir aux mineurs sur place.

Casa de la moneda

Passons à la casa de la moneda, THE attraction de la ville de Potosi. Là aussi on a déchanté assez rapidement car pour la visiter on était obligé de passer par un tour. Je ne me rappelle plus du prix exacte mais c’était franchement assez cher et en plus, la visite n’avait lieu qu’à des horaires fixes (on devait donc attendre 2h avant de pouvoir visiter).

Du coup, on s’est contenté de prendre quelques photos de la cour interne…

Le couvent Santa Teresa

Notre plus gros fail. 30 bolivianos/personne et, attention, si vous voulez prendre des photos il faut rajouter 30 bolivanos de plus. C’était la même chose à la Casa de la moneda… C’est la seule ville de Bolivie où en visitant on nous a demandé un supplément pour prendre des photos. Enfin, le must, c’est qu’on a vendu les tickets sans nous prévenir que ce n’était pas une visite libre mais un tour. Résultat, on pensait pouvoir visiter tranquillement et on se tape un tour de 2h en espagnol où on ne comprend franchement pas grand-chose.

La vieille ville

C’est honnêtement le seul intérêt que j’ai trouvé à Potosi. J’ai trouvé le centre-ville vraiment mignon, et certaines petites rues sont pleines de charme. Néanmoins, il est difficile de visiter les différents édifices sans passer par un tour, sans payer cher, ou sans connaître certains horaires hyper changeants.

Se rendre de Potosi à Tupiza

Vous l’aurez compris, Potosi n’a vraiment pas été un coup de cœur. C’est donc le moment pour nous de partir en direction de Tupiza. Pour ce faire, pas d’autres choix que d’aller directement au terminal de Potosi tôt le matin pour acheter des billets.

Il semblerait qu’il n’y ait pas de bus toute la journée qui fasse ce trajet. Je vous conseille donc vivement d’arriver tôt à la gare pour être sûr d’avoir un bus dès le matin. Nous avons pris le bus de 8h15 et nous avons mis environ 5h pour arriver à Tupiza.

Où dormir à Tupiza ?

Il n’y a pas énormément d’hôtel à Tupiza, donc le choix sera vite limité. Nous avons séjourné à l’hôtel Butch Cassidy, nous avons apprécié l’eau chaude de la douche et le petit-déjeuner copieux. En revanche, il faisait vraiment froid la nuit.

En discutant avec d’autres voyageurs j’ai cru comprendre que c’était un peu partout pareil, mais c’est peut-être un critère à checker avant de réserver.

Quelles visites faire à Tupiza ?

Le « far-west Bolivien »

Alors pour être tout à fait honnête, il n’y en pas 50. L’attraction numéro 1 à Tupiza c’est son fameux « far-west » ! Un joli parc national dans lequel on se croirait en plein western… en Bolivie. C’est vraiment une chouette visite à faire, et ça change des paysages que vous auriez pu voir jusque-là.

Je vous conseille vraiment d’y aller. Pour ce faire, il y a plusieurs solutions : à cheval (environ 20€ les 3h), en vélo (presque tout aussi cher), ou la solution la plus économique j’ai nommée : à pied ! C’est ce que nous avons fait et ça se fait très bien. Il faut forcément compter un peu plus de temps mais de notre côté on préférait économiser dans la mesure où on trouvait que le faire à cheval ou à vélo n’apportait pas grand-chose de plus à la visite.

Si vous avez envie de faire du vélo, je vous conseille de demander une carte de la ville dans n’importe quelle agence. En effet, vous verrez qu’il existe également des miradors sympas à rejoindre à vélo.

Réserver un tour pour aller au Salar d’Uyuni

C’est THE bon plan de plus en plus répandu. Plutôt que de prendre un tour depuis Uyuni il est possible de partir de Tupiza pour rejoindre le salar.

Ce qui est chouette, c’est que du coup on part pour 4 jours au lieu de 3, et surtout, on voit des choses qu’on ne verrait pas en partant d’Uyuni. Même si cette pratique commence à se répandre de plus en plus, il y a quand même beaucoup moins de voitures qui partent dans ce sens. C’est donc je pense, beaucoup plus agréable car les premiers jours on est vraiment presque tout seul et ça, c’est plutôt chouette !

Bolivie : quelles visites faire à Sucre ?

N’ayant pas eu un énorme coup de cœur pour La Paz, nous partons rapidement vers une autre grande ville Bolivienne, j’ai nommé : Sucre.

C’est en avion que nous rejoignons Sucre depuis la Paz pour environ 60€. Il nous faudra prendre deux vols de 45 minutes chacun. Le premier de La Paz à Cochabamba, le second de Cochabamba à Sucre.

Une fois sur place, c’est vraiment la bonne surprise ! La ville est juste dix fois plus belle et agréable que La Paz, on a déjà hâte de la découvrir.

Sommaire

Où dormir à Sucre ?

Globalement, les logements ne sont pas donnés à Sucre. Pour le prix d’un hôtel à peine correcte on a pu louer cet immense appartement super agréable et très bien situé.

Nous avons eu un peu froid – vu que c’était l’hiver – mais on a pu faire pas mal d’économie en cuisinant nous-même c’était donc très chouette.

Où manger à Sucre ?

Notre petit chouchou ! Nous sommes revenus plusieurs fois pour les quesadillas : un vrai délice.

De très bonnes pizzas avec de bons produits ! L’une des meilleures que l’on ait mangé en Amérique du Sud

Les glaces sont hyper bonnes… tellement qu’on y a été presque tous les jours !

Se perdre dans les ruelles de la ville

Sucre est une ville magnifique, classée au patrimoine mondiale de l’UNESCO. N’hésitez pas à aller vous balader dans son centre-ville, la place principale est superbe.

D’ici, vous pourrez emprunter plein de jolies petites ruelles qui vous mèneront à d’autres bâtiments encore plus beaux.

On a beaucoup aimé y flâner car l’ambiance y est plus « détente » et agréable qu’à La Paz.

Visiter le museo San Felipe de Neri

Mon coup de cœur ultime à Sucre ! Il s’agit d’un ancien couvent reconverti en école pour fille. Le bâtiment est juste sublime et offre de magnifiques points de vue sur la ville.

L’entrée coûte 15 bolivianos/personne, et la visite ne peut se faire que l’après-midi à partir de 14h30 alors regardez-bien les horaires avant d’y aller.

Nous y sommes allés dès l’ouverture et il n’y avait presque personne, c’était super chouette. Si je devais ne vous recommander qu’une seule visite à Sucre ce serait sans hésiter celle-ci.

Faire un stop au mirador de la recoleta

Il s’agit d’une jolie place en hauteur avec un point de vue sympa sur toute la ville de Sucre. Il y a plusieurs cafés depuis lesquels vous pourrez boire un verre tout en admirant la vue en terrasse. C’est vraiment hyper agréable lorsqu’il fait beau.

Aller au musée d’Art Indigène

Mon deuxième coup de cœur à Sucre. Il s’agit d’un musée qui retrace l’histoire des différentes communautés indigènes boliviennes à partir des habits traditionnelles et surtout, de l’art du tissage.

On apprend à reconnaître les différents motifs et vêtements selon les communautés. On apprend également l’importance de l’art du tissage, et la signification de certaines pièces.

Le musée n’est pas très grand mais j’ai franchement aimé cette visite car elle répondait à beaucoup de questions que je me posais, justement par rapport aux communautés.

Accolée au musée, il y a une boutique où l’on pouvait voir une vraie tisserande à l’oeuvre c’était très chouette. J’en ai profité pour faire des emplettes car honnêtement, sur les marchés il est parfois difficile de différencier le « fait main » de l’industriel.

Pour visiter le musée, le prix d’entrée est de 22 bolivianos/personne. Il est possible d’aller dans la boutique sans visiter le musée.

Mon avis sur le marché de Tarabuco

J’ai un peu hésité à en parler, mais après tout, je ne fais pas ce site pour ne parler que des « bons côtés ».

Depuis Sucre, le dimanche, il est possible d’aller au « célèbre » marché de Tarabuco. C’est un marché facilement accessible en prenant un collectivo (emplacement indiqué sur maps.me) en direction de Tarabuco.

Il faut compter environ 2h de route pour rejoindre le marché de Tarabuco en collectivo depuis Sucre. Nous avons souhaité y aller histoire de voir par nous même, même si nous avions lu que le marché n’avait plus grand-chose de typique.

Malheureusement, on a effectivement très vite déchanté. Même s’il y a effectivement quelques stands d’artisanat, ils doivent représenter franchement, peut-être 5% du marché global. Le reste des stands c’est du tout et surtout, n’importe-quoi. Des piles, des contrefaçons à gogo, des CDs/DVD gravés… bref, ce n’était vraiment pas terrible. Finalement, on se serait bien passé des 4h de collectivo aller-retour pour tomber sur un marché comme celui-là.

Si vous êtes curieux vous aussi, vous pouvez tenter l’expérience. De notre côté, on aurait préféré s’éviter cette peine.

Bolivie : visiter La Paz et la vallée de la Lune

Notre périple péruvien terminé, il est temps de se diriger vers une nouvelle destination, j’ai nommé : la Bolivie.

Après 7h de bus et 2h à la frontière entre le Pérou et la Bolivie, nous posons enfin nos valises à La Paz.

Sommaire

Où dormir à La Paz ?

Avant toutes choses, il faut savoir qu’en Bolivie vous ne trouverez pas de l’eau chaude et du chauffage partout. Il est d’ailleurs assez courant de n’avoir aucun des deux.

Ceci étant dit, faites bien attention lorsque vous réservez quelque-part car si ce sont des « standards » pour nous, c’est loin de l’être en Bolivie.

Nous avons séjourné chez Juanvi et nous en étions hyper contents car l’appartement était assez cosy et surtout, super bien équipé.

Où manger à La Paz ?

Vous vous en rendrez vite compte, la gastronomie bolivienne est très… limitée. Pour être tout à fait honnête, même en mettant le prix on a parfois vraiment eu du mal à manger correctement.

Le fait d’avoir été en appartement a donc clairement été un atout pour nous puisque l’on a pu économiser pas mal et surtout éviter les restos boliviens.

La seule bonne adresse que je peux vous conseiller sur La Paz c’est le cafe del mundo. La nourriture est variée et vraiment bonne avec une mention spéciale pour les quesadillas.

Visiter le centre-ville

Pour être tout à fait honnête, je n’ai pas grand-chose à dire sur La Paz même, car je n’ai pas vraiment apprécié cette ville. Elle est extrêmement polluée et les rues sont constamment bloquées par le trafic ce qui devient vite oppressant.

J’avais entendu parler du fameux « marché des sorcières » mais franchement, ce ne sont que quelques stands avec des étalages assez glauques. Pas de quoi faire rêver donc. En revanche, j’ai aimé me perdre dans les petites rues pavées et faire les petites boutiques d’artisanat. Les prix sont super intéressants, on peut donc faire pas mal de cadeaux sans se ruiner.

Visiter la vallée de la lune

J’avoue que n’ayant pas trop aimé La Paz, je me suis un peu tâtée à faire cet article. Puis, en visitant la vallée de la lune je me suis dit qu’il fallait quand même le faire !

Pour s’y rendre, c’est « assez » simple, il faut attraper l’un des nombreux collectivos (minibus) qui a pour destination « Mallasa ». Je dis « assez » simple parce que dans la marée de minibus on a quand même eu un peu de mal à le trouver ! Je ne me rappelle plus du prix exacte mais il est franchement dérisoire (quelques centimes).

Il faut compter environ 30 minutes pour arriver à destination. N’oubliez pas de préciser au chauffeur que vous descendez à la vallée de la lune, il vous fera signe de descendre le moment venu. Pour le retour, il vous suffit d’attraper un minibus qui passe dans le sens inverse.

Le prix d’entrée est d’environ 7€ par personne, ce qui est plutôt raisonnable car la balade est vraiment sympa.

Vous aurez le choix entre deux itinéraires. Le chemin « court », environ 15 minutes, et le chemin « long », environ 45 minutes. Je vous conseille évidemment le chemin long afin de profiter au maximum de ce curieux paysage.

C’est vraiment une visite sympa à faire si vous êtes dans le coin !


Vous l’aurez compris, La Paz n’a pas vraiment été un coup de cœur pour moi mais je pense qu’il y a néanmoins des choses sympas à voir aux alentours.

Pérou : itinéraire 1 mois et incontournables

Pour ce nouvel article, je vous propose de revenir sur notre itinéraire d’un mois au Pérou.

Sommaire

Itinéraire

Il y a tellement de belles choses à voir au Pérou que choisir les étapes de notre trip n’a pas été une mince affaire !

Nous y avons passé 5 semaines, en prenant relativement notre temps sur chaque étape afin d’en profiter à fond.

Si on aurait pu écourter certaines étapes, on aurait aussi pu passer largement plus de temps dans certaines régions tant il y a de monuments à voir, d’activités à faire, de paysages à découvrir.

Vous trouverez ci-dessous une map cliquable qui retrace notre périple d’un mois au Pérou.

Pérou – road trip 1 mois on Roadtrippers
!function(d,l,h,w,id){var a = d.getElementById(id);var ifr = d.createElement(« iframe »);ifr.src = l;ifr.height = h;ifr.width = w; ifr.scrolling = « no »; a.parentNode.insertBefore(ifr, a);a.parentNode.removeChild(a);}(document, »https://maps.roadtrippers.com/embedded/trips/23758162″,600,960, »embed-23758162″);

Étapes

  1. Lima
  2. Paracas
  3. Huacachina
  4. Nazca
  5. Cuzco
  6. Arequipa / Canyon de Colca
  7. Puno

Lima

Alors nous allons passer assez vite sur cette première étape car pour être tout à fait honnête, nous n’avons pas vraiment apprécié Lima. Il y avait un énorme nuage de pollution au-dessus de la ville quand nous y étions. De ce fait, nous n’avons pas vu le soleil une seule fois. Malgré un centre-ville et une place principale sympa, nous n’avons pas trouvé grand intérêt à cette ville.

Paracas

Depuis Lima, il faut compter environ 3h pour se rendre à Paracas en bus. Nous y avons passé 3 jours et nous avons vraiment apprécié. Nous avons pris notre temps pour visiter le parc national et fait des activités sympas.

Néanmoins, si vous n’avez pas beaucoup de temps, sachez qu’il est possible de visiter le parc et les îles Ballestas sur la même journée.

Visites incontournables à Paracas :

  • Le parc national
  • Les îles Ballestas

Pour tout savoir, consultez mon article dédié à Paracas.

Huacachina

Il faut compter à peine 2h pour se rendre de Paracas à Huacachina en bus.

Nous avons passé 3 jours à Huacachina ce qui nous a semblé top pour profiter des activités à faire et pouvoir faire la fête. Si vous n’avez pas l’intention de faire la fête et que vous voulez simplement faire une sortie dans les dunes, une journée ou deux suffisent.

Visites incontournables à Paracas :

  • Faire une sortie buggy dans le désert
  • Faire du buggy dans les dunes

Pour tout savoir, consultez mon article dédié à Huacachina.

Nazca

On avait beaucoup entendu dire qu’il n’y avait rien d’autre à voir que les lignes de Nazca, mais on a quand même eu envie de « donner une chance » à Nazca en y passant 3 jours.

Malgré une sortie buggy sympa (mais inutile si on a déjà fait Huacachina) on a été forcé de constater qu’effectivement, en dehors des lignes il n’y a pas grand-chose à voir. Une journée suffit donc largement pour visiter Nazca.

Visites incontournables à Nazca :

  • Les lignes de Nazca

Pour tout savoir, consultez mon article dédié à Nazca.

Cuzco

Dédicace au pire trajet de bus de tout notre trip en Amérique du Sud ! J’ai nommé : Nazca – Cuzco, ou 15h de bus de nuit qui secoue dans tous les sens.

Nous avons passé deux semaines dans la région de Cuzco tant il y a de choses à voir et nous n’avons pas tout vu. C’est vraiment LA région à ne pas manquer lors d’un voyage au Pérou.

Si vous disposez de moins de temps que nous je vous conseille d’y rester au minimum 1 semaine.

Visites incontournables à Cuzco :

  • Le Machu Picchu
  • La montagne aux 7 couleurs
  • La lagune Humantay
  • Pisac
  • Maras et Moray
  • Passer une nuit dans les étoiles à Skylodge Adventure

Pour tout savoir, consultez mon article dédié à Cuzco.

Arequipa / Canyon de Colca

Il faut compter une dizaine d’heure de bus pour se rendre de Cuzco à Arequipa.

Nous avons passé 2 jours à Arequipa et 4 jours dans le canyon de Colca ce qui nous a paru idéal pour découvrir aussi bien la ville que le canyon.

Visites incontournables à Arequipa :

  • Le monastère Santa Catalina
  • Le centre-ville d’Arequipa et la plaza de armas
  • Faire un trek dans le canyon de Colca

Pour tout savoir, consultez mon article sur Arequipa et le canyon de Colca.

Puno

Puno a sûrement été notre pire stop au Pérou. La ville est vraiment moche, absolument tout y est cher… Autant vous dire que nous ne sommes pas restés longtemps.

Nous avons passé 2 jours à Puno afin de visiter les îles péruviennes du lac Titicaca et cela nous a semblé largement suffisant.

Visites incontournables à Puno :

  • Les îles flottantes Uros
  • L’île de Taquile

Pour tout savoir, consultez mon articlé dédié à Puno.

Autres étapes à explorer

J’ajoute également quelques étapes qui me semblaient sympas mais que l’on n’a pas eu le temps de visiter.

  • Ayacucho
  • Ollantaytambo

Ce mois au Pérou fut vraiment intense ! Le moins que l’on puisse dire c’est que les paysages et la culture sont exceptionnels. Nous n’avons en revanche pas vraiment apprécié la cuisine péruvienne.

Pérou : Une journée sur le lac Titicaca, les îles Uros et Taquile

Des étoiles plein la tête après notre trek dans le canyon de Colca, nous partons vers notre dernière étape Péruvienne : la ville de Puno, depuis laquelle on peut facilement accéder au lac Titicaca.

Sommaire

Faire une sortie sur le lac Titicaca

Pour visiter le lac Titicaca il n’y a rien de plus simple, toutes les agences de Puno vous proposerons diverses sorties.

Si vous le pouvez, je vous conseille de passer une nuit sur l’île de votre choix afin d’en profiter au mieux. De notre côté, je dois avouer que nous étions hyper fatigués. De ce fait, nous avons opté pour la solution de facilité et pris le tour « classique ». Ce dernier vous permet en une journée de visiter les îles flottantes d’Uros et d’aller également sur l’île de Taquile.

Les îles flottantes d’Uros

Le tour démarre à 7h, on vient nous chercher à notre hôtel pour nous emmener jusqu’au port. Une fois sur place, nous montons dans un bateau qui semble plutôt confortable.

Il faut compter à peine une trentaine de minute pour atteindre les îles flottantes d’Uros. Honnêtement, pour ma part, le charme opère de suite ! Il faut dire que je n’avais jamais vu ça, des îles flottantes construites par l’homme. Et puis entre le bleu du lac, le jaune de la tortora (plante à partir de laquelle sont construites les îles) et les habits traditionnels flashy des locaux, ça fait vraiment une chouette impression.

Les îles flottantes d’Uros sont composées de tout un ensemble d’îles où chacune dispose d’un « président ». J’imagine que chaque tour operator doit avoir ses accointances avec le président d’une île et y emmener ses touristes.

Nous débarquons donc sur une petite île où vivent une quinzaine de personnes. De prime abord c’est plutôt chouette, car on nous explique tout le procédé qui permet la construction des îles ainsi que comment et de quoi vivent les habitants.

Nous passons un bon moment et avons même le droit de visiter les habitations des locaux. Lorsque l’on ressort, ils installent comme un petit marché où sont vendus divers produits fait main par leurs soins. C’est tentant mais c’est franchement hyper cher ! Alors je veux bien qu’ils aient besoin du tourisme (et de nos achats) pour vivre, mais les prix me semblent franchement abusés. On passera donc notre tour pour le marché.

Quelques minutes plus tard, notre guide nous invite à monter dans un bateau « typique » et de rejoindre une autre île pour 10 soles/personne. Il insiste lourdement en disant que c’est « pour le bien des locaux » et que nous sommes « leur seule visite du mois » – ce que je ne crois absolument pas dans la mesure où les tours ont lieux tous les jours.

On passe donc également notre tour pour cette « activité ». D’autant plus que le bateau n’a rien de typique ! En effet, on ne voit pas un seul des locaux se déplacer là-dedans sur le lac. De plus, ils sont hyper difficiles à manœuvrer. Le bateau est blindé, les passagers font du sur-place et mettrons une demi-heure juste pour traverser d’une île à l’autre ! Le tout debout et avec un vent glacé bien comme il faut. Pour notre part, aucun regrets d’avoir passé notre tour.

On rejoint donc une autre île avec le bateau de tourisme, sur laquelle on fait tamponner nos passeports avec un joli tampon des îles. On aurait même le temps de prendre une boisson et un sandwich que les autres ne sont toujours pas arrivés.

Après quelques minutes, c’est l’heure de retourner dans le bateau en direction de l’île de Taquile.

L’île de Taquile

Une fois dans le bateau, on apprend qu’il faut entre 2h et 2h30 pour rejoindre l’île de Taquile. Heureusement que l’on a pris nos écouteurs. Pendant ce temps-là, le soleil se pointe enfin et révèle le magnifique bleu du lac Titicaca.

Une fois l’île de Taquile en vue, deux options s’offrent à nous. La première, le chemin long, environ 1h30 pour rejoindre le restaurant dans lequel nous devons déjeuner. Le problème ? Ce sont de grands escaliers, le point culminant de l’île est à 4050 mètres d’altitude et on a encore le trek du canyon de Colca dans les jambes. La deuxième option c’est de rester dans le bateau, et d’emprunter le chemin court (20 minutes) un peu plus loin. On est claqués et on décide donc de la jouer cool et de prendre le chemin le plus court pour aujourd’hui.

Une fois débarqués il n’y a plus un nuage dans le ciel. C’est hyper agréable car cela donne des couleurs de fou à l’eau et à la végétation. On emprunte donc le chemin court en prenant note temps et en profitant du paysage. Après une ou deux pauses photos, nous voici arrivés au restaurant. On attend le groupe « chemin long » avant de passer à table.

Ce que j’ai apprécié dans ce repas c’est qu’il y avait plusieurs options. En général, dans ce genre de tours, le repas est le même pour tout le monde. Le plat par excellence est la truite grillée, malheureusement ayant été malade plusieurs fois à cause du poisson, je passe mon tour.

Le repas est complet : entrée, plat, dessert (seules les boissons sont en suppléments) et vraiment pas mal. Le petit plus, c’est qu’à la fin du repas, les locaux nous apprennent un peu de leurs coutumes à travers leurs vêtements traditionnels. Nous passons vraiment un bon moment.

L’heure tourne et c’est déjà l’heure de retourner au bateau pour le voyage retour qui durera environ 2h30.

Conseils pour vos futures visites

Aussi sympa que fut cette journée, je ne vous conseille pas ce tour d’une journée. Pourquoi ? Simplement car on n’a pas le temps d’en profiter. On a vu des choses superbes, mais pour ma part, je trouve ça hyper dommage de passer plus de temps dans le bateau que sur les îles, ou avec les locaux.

Le lac Titicaca ainsi que ces îles sont remplis de traditions que les locaux partagent volontiers. C’est pour ça que je vous conseillais, plus haut, et si vous le pouvez, de passer au moins une nuit sur l’une des îles.

Enfin, concernant la ville de Puno, je n’ai pas d’hôtel à vous conseiller car le nôtre était absolument nul. De plus, la ville n’est vraiment pas agréable et les restaurants etc. m’ont semblés chers pour rien. Raison de plus pour vous de passer plus de temps sur les îles, et moins de temps à Puno même !

Pérou : visiter Arequipa et faire le trek de 3 jours dans le canyon de Colca

Il est l’heure pour nous de quitter Cuzco et sa superbe région pour une autre très belle ville du Pérou : Arequipa.

Après 10h de bus de nuit, nous arrivons à Arequipa vers 7h du matin. Nous n’y restons que deux jours car nous souhaitons faire un trek de 3 jours dans le canyon de Colca. Au programme donc, un peu de ville mais surtout beaucoup de nature.

Sommaire

Où dormir à Arequipa ?

Nous avons passé au total 3 nuits à Arequipa. Les deux premières nuits à la Casa de Sillar où nous avons payé 31€ pour une chambre double, spacieuse et confortable avec salle de bain privée et petit-déjeuner. De plus, le cadre de l’hôtel est vraiment super agréable.

Nous sommes revenus une nuit sur Arequipa après notre trek dans le canyon et nous avons séjourné au Home Sweet Home (juste à côté de notre premier hôtel). Comme nous savions que nous allions rentrer tard et que c’était juste pour dormir nous avons pris cet hostel à 11€ la nuit. C’était franchement une agréable surprise ! En effet nous avons eu une grande chambre double, avec salle de bain (et eau chaude), et un très bon petit-déjeuner pour le prix.

Se balader dans la ville jusqu’au mirador

Arequipa est aussi appelée la « ville blanche » et vous n’aurez pas de mal à comprendre pourquoi. C’est vrai qu’il s’agit d’une très jolie ville où il est agréable de se perdre dans les petites rues !

Il faut évidemment visiter le centre-ville et la plaza mayor – très jolie de jour comme de nuit. Je vous conseille également de monter à pied jusqu’au mirador de Yanahuara pour apprécier une jolie vue sur la ville.

N’hésitez pas à goûter au « queso helado » une spécialité locale – pas de panique, ce n’est pas une glace au fromage comme son nom l’indique. C’est une glace au lait avec un peu de cannelle et c’est très rafraîchissant.

Visiter le monastère de Santa Catalina

De loin ma visite coup de cœur à Arequipa ! Il s’agit d’un immense monastère classé au patrimoine mondial de l’UNESCO et situé en plein milieu de la ville. La visite coûte 40 soles/personnes mais à mon sens, cela les vaut largement. Il est possible de prendre un guide en supplément si cela vous intéresse.

Ce que j’ai adoré dans cette visite c’est l’architecture globale du monastère, son calme et ses couleurs vives. Par moment j’avais carrément l’impression d’être au Maroc !

C’est un endroit superbe dans lequel vous pouvez flâner, admirer, prendre des photos ou vous prélasser au soleil sur un banc. Il y a également un café à l’intérieur où les limonades sont très bonnes.

Faire un trek de 3 jours dans le canyon de Colca

Arequipa est également connue comme le point de départ pour se rendre au célèbre canyon de Colca.

Pour s’y rendre, vous pouvez passer par une agence. Cependant, quand je vois les prix qu’elles pratiquent, VS la facilité pour le faire seul(e), je vous conseille fortement de le faire par vos propres moyens.

Il y a plusieurs façons de faire le trek. Vous pouvez le faire en 1, 2, 3, 4 jours ou plus. Il est également possible de le démarrer par différents endroits. Pour ma part, je pense qu’il faut passer au minimum 2 jours (même si je pense que 3/4 jours est l’idéal) dans le canyon. Sinon, vous risquez de ne pas voir grand-chose et surtout de devoir le faire en speedant.

De notre côté, nous avons opté pour l’itinéraire suivant :

Première étape : Arequipa – Cabanaconde

Tout d’abord, pour effectuer ce trek, il est préférable de laisser vos sacs dans une auberge à Arequipa. En effet, il est inutile de s’encombrer et de trop se charger, mieux vaut privilégier un petit sac à dos avec l’essentiel.

Pour cette première étape, on se rend au terminal terrestre d’Arequipa vers 10h et on réserve une place via la compagnie Reyna dans le bus qui part à 11h pour Cabanaconde. Le bus coûte 17 soles/personne.

Bon à savoir : n’hésitez pas à venir au moins une heure avant le départ du bus pour être sûr d’avoir des places.

On demande des places du côté droit du bus pour avoir la vue sur le canyon pendant le trajet. En parlant du trajet, honnêtement c’était LONG ! Il faut compter 4h pour relier Chivay, et plus ou moins 6h pour arriver à Cabanaconde.

On arrive (enfin) à Cabanaconde sur les coups de 17h et on file directement à notre hôtel pour la nuit : l’Arum Qurpawasi. Pour 16€ la nuit, nous avons une grande chambre double, avec salle de bain privée avec eau chaude, un bon wi-fi et un petit-déjeuner copieux.

Deuxième étape : Cabanaconde – Llahuar Lodge

  • Chiffres :
    • 13 KM
    • Dénivelé total : 1145m
    • Dénivelé positif : 496m

PS : ce sont des chiffres approximatifs. En effet, que ce soit mon GPS, les infos sur internet ou les dépliants que l’on nous a donné, aucun chiffre n’était les mêmes.

C’est là que commencent les choses sérieuses ! Nous partons pour notre premier jour de trek aux alentours de 10h, c’est déjà un peu tard car le soleil tape fort. Si vous en avez la possibilité, je vous conseille de partir plus tôt.

On démarre à peine que l’on rencontre Loïc et Sarah, un couple de Belges adorables avec qui on décide de faire la route.

Bon à savoir : il y a un droit d’entrée à payer pour visiter le canyon. Ce dernier s’élève à 70 soles/personne et est valable 1 semaine. Nous l’avons payé directement à une personne qui contrôlait les tickets tout de suite après Cabanaconde, sur le chemin vers Llahuar.

Pour cette étape, c’est surtout de la descente. Beaucoup, beaucoup de descente. Ce n’est pas spécialement difficile physiquement, mais ça glisse énormément. On est donc obligé de forcer sur les cuisses et les mollets, et au bout de 4h ça commence à piquer un peu !

Néanmoins, le paysage est superbe, et on passe un très bon moment avec nos nouveaux amis.

Les deux derniers kilomètres remontent (enfin) et on atteint finalement notre hôtel pour la nuit : Llahuar lodge. Cet hôtel est connu pour ses sources d’eaux chaudes très agréables après une bonne journée de trek. On y passera d’ailleurs un bon moment à se détendre.

Au niveau des logements on est sur des petites cabanes toutes mignonnes (sans électricité) dans lesquelles on a étonnamment bien dormi.

Nous avons payé 18€ la nuit pour la petite cabane, l’accès aux sources chaudes ainsi que le petit déjeuner. On ajoute à cela 18 soles/personnes pour le dîner (sans soupe).

Troisième étape : Llahuar Lodge – Oasis de Sangalle

  • Chiffres :
    • 15KM
    • Dénivelé total : 1400m
    • Dénivelé positif 700m

Histoire d’éviter le cagnard dès le départ, nous partons dès 8h30 pour cette nouvelle étape. Ce qui s’avère être une bonne idée dans la mesure où les deux premières heures ne sont que de la montée ! J’avoue que ce n’est pas évident au réveil et juste après le petit-déj mais on a au moins la chance de monter à l’ombre.

Sur la route on se tape un petit coup de flippe parce qu’une abeille noire avec un dard énorme ne me lâche pas. Je suis un peu à bout et n’arrive pas à m’en défaire (elle est flippante). Bref, je suis ravie !

Une fois la frayeur passée, on rejoint la route qui continue de monter mais de façon bien plus soft jusqu’au point le plus haut : le mirador d’Apacheta.

On y fait une petite pause pour admirer la vue, reprendre des forces avec un petit snack et surtout, boire beaucoup d’eau !

On reprend vite la route jusqu’au moment fatidique où pour atteindre l’oasis, on réalise qu’il faut redescendre tout ce que l’on a monté jusque-là. Sur le moment, ça semble plutôt simple ! En vérité c’est assez compliqué car la descente est super raide et glissante. Finalement ça s’avère dix fois plus long de descendre que de monter. Cela me semble également dix fois plus fatiguant. Je sens que je force vraiment sur les jambes, et malgré un paysage juste magnifique, je n’ai qu’une hâte : arriver au bout.

C’est sans compter sur le fait que les derniers mètres remontent bien comme il faut ! J’ai les jambes qui flageolent mais on ne lâche rien jusqu’au bout.

On arrive sur les coups de 12h30. Il nous aura fallu 4h pour boucler cette étape qui fut sur la fin un beau challenge. Néanmoins, une fois arrivé à notre hôtel l’épreuve est vite oubliée lorsque j’aperçois la superbe piscine !

Nous avons dormi à l’Oasis Paraiso Ecolodge qui a vraiment été une belle surprise. Pour 19€ la nuit, nous avons eu un lodge spacieux avec salle de bain privée et eau chaude (incroyable). Le petit-déjeuner est également compris dans le tarif, et l’hôtel dispose d’un bon Wi-Fi (pour l’endroit).

On y passe également une agréable soirée autour d’un bon dîner accompagné d’une bonne bière.

Dernière étape : Oasis de Sangalle – Cabanaconde

  • Chiffres :
    • 5,8KM
    • Dénivelé positif : 1100m

L’étape la plus redoutée ! Pourquoi ? Il n’y a qu’à regarder les chiffres !! 1100 mètres de dénivelé positif, ça fait quand même un peu flipper. D’autant plus que la veille, en descendant vers l’oasis on pouvait apercevoir le chemin de la remontée qui nous attendait le lendemain… Bah je peux vous dire que ce n’était pas rassurant !

On se lève hyper tôt pour prendre le petit-déjeuner à 5h et commencer à monter à 6h. On veut vraiment éviter le soleil, et de plus, on a un bus retour pour Arequipa à 11h à Cabanaconde. Sachant qu’on nous avait dit de prévoir 4h pour cette étape.

Bon à savoir : n’oubliez pas d’emporter une lampe frontale si vous comptez entreprendre la montée avant 6h du matin.

Une fois le ventre plein, on se lance, non sans stresse pour ma part mais quand il faut y aller… faut y aller !

Après 30 minutes de montée, on se rend compte qu’on a déjà fait le quart du chemin. Je suis hyper surprise car je me sens étonnamment bien. On monte à un très bon rythme et je me sens hyper à l’aise.

On fait un petit stop snack/bouteille d’eau à la moitié et on repart de plus belle. La deuxième partie me semble plus difficile car il y a beaucoup d’escaliers en pierres, et que les marches sont inégales et parfois beaucoup trop grandes pour moi #grandécart.

Je fatigue un peu plus mais on ne lâche rien et on continue ! On voit plusieurs personnes monter à cheval. J’ai honnêtement de la peine pour ces pauvres animaux qui se tapent une montée super raide et glissante avec en plus des touristes sur le dos (et leurs sacs).

Aux 3/4 de l’étape, je commence à sentir la fatigue mais chaque virage de plus me rapproche du bout. Je passe en mode « warrior » et j’accélère parce que j’ai vraiment envie de boucler cette étape et ce trek. Je ne sais pas si c’est l’adrénaline ou l’excitation de terminer mais je redouble d’efforts. Résultat : on boucle cette étape en moins de 2h30 ! Je suis franchement trop trop fière de nous. Nuls doutes que les randonnées et treks précédents ont améliorés notre condition physique. J’ai l’impression d’avoir accompli quelque chose de super et c’est hyper valorisant.

En plus, à notre arrivée à Cabanaconde, il y a une petite fête locale avec fanfare et costumes traditionnels : que demander de plus !

Il ne nous reste plus qu’à attendre 11h pour prendre note bus retour à Arequipa. Une fois dans le bus c’est la grosse sieste pour se remettre de nos efforts. On repart super contents de nous et on a déjà hâte du prochain.

Pérou : Dormir la tête dans les étoiles à Skylodge Adventure Suites

Bien avant que l’on parte pour notre trip en Amérique du Sud, j’avais repéré sur une vidéo un concept d’hôtel qui me semblait vraiment exceptionnel au Pérou. Il s’agit de Skylodge Adventure Suites – un concept unique au monde de lodges suspendus à une paroi rocheuse en pleine vallée sacrée des Incas.

Après avoir un peu hésité à cause du prix, j’ai finalement craqué le 1er janvier (lendemain de nouvel an bonjour #YOLO) et réservé une nuit pour nous deux des mois à l’avance.

Cette expérience a été tellement incroyable pour moi qu’il était impossible de ne pas en faire un article dédié pour tout vous raconter !

Sommaire

L’arrivée sur le site

Le rendez-vous est fixé avec l’agence qui vient nous récupérer en minivan pour 14h à notre hôtel de Cuzco. Honnêtement, je suis surexcitée. Je ne sais pas vraiment à quoi m’attendre, en même temps, j’ai tellement hâte de découvrir notre programme !

On arrive sur le site aux alentours de 15h30 avec deux autres couples qui seront nos compagnons d’aventure. Très vite, il est l’heure de s’équiper : harnais, casques, gants, mousquetons, poulies et nous voilà avec le total look de grimpeurs.

On reçoit les consignes de sécurité qui sont très claires et très bien expliquées et on forme ensuite deux groupes : ceux qui montent en via ferrata, et ceux qui montent en empruntant le chemin de randonnée.

C’est là que le plus dur commence ! J’avais déjà fait de la via ferrata une fois, mais c’était plutôt le truc tranquille quoi. En arrivant devant la paroi, nos instructeurs descendent une échelle en ferraille qui débouche sur des prises qui montent à la verticale à n’en plus finir. J’avoue qu’à ce moment-là je me demande un peu si je n’ai pas fait une connerie !

La montée en via ferrata

Après une microseconde d’hésitation c’est le moment ! Pas le temps de réfléchir, on agrippe l’échelle, puis les prises et c’est parti. Honnêtement le parcours est vraiment raide, c’est franchement impressionnant et je me demande si c’est de la via ferrata ou de l’escalade. D’autant plus que n’étant pas très grande m’voyez, je suis parfois obligée de faire le grand-écart entre les prises. Je me retrouve donc à forcer sur les bras (à ne surtout pas faire) et donc à me fatiguer plus vite. Enfin, quoi qu’il en soit je tiens le coup ! Je gère même plutôt pas mal ce petit passage vertigineux.

Puis à la moitié environ, j’ai un petit coup de panique en voyant la paroi qui me semble de plus en plus raide et les prises qui n’en finissent pas de grimper. Je me demande vraiment ce que je fous-là, pourquoi je m’impose ça. Oui, car il faut savoir qu’il y a encore quelques années j’avais un vertige maladif. J’ai fait d’immenses efforts pour le vaincre, et aujourd’hui ça va beaucoup mieux. Pour autant, je ne me considère pas encore complètement guérie. Enfin je m’égare, je me mets un petit coup de pied aux fesses et me reconcentre sur mon objectif : l’arrivée.

Je repars de plus belle, en faisant bien attention de pousser sur les jambes cette fois (mes pauvres petits bras). On monte à un très bon rythme et, victoire, on aperçoit enfin les lodges ! Il nous aura fallu entre une heure et une heure et quart pour les atteindre. Je suis heureuse et fière comme vous ne pouvez pas l’imaginer. C’était hyper physique et hyper challengeant psychologiquement mais je me suis dépassée comme jamais et la sensation de bien-être est totale.

La découverte de notre lodge

Avant de découvrir notre lodge, on arrive par la plateforme dans laquelle on prendra le dîner et le petit-déjeuner le lendemain. On a vraiment l’impression d’être dans une installation spatiale, c’est assez rigolo.

Après quelques explications supplémentaires de nos instructeurs, on raccroche nos mousquetons pour un dernier effort en vue de rejoindre notre lodge. Evidemment, on écope du lodge le plus haut ! Ce qui en soi est chouette mais me force à monter encore alors que je suis sincèrement rincée.

Enfin, il est là notre petit nid pour la nuit. C’est juste dingue quand on repense aux efforts fournis pour arriver jusque-là. Par ailleurs le jeu en valait totalement la chandelle puisque le lodge est juste TOPISSIME ! Des fenêtres panoramiques de partout pour observer la vallée, le coucher et le lever de soleil. Un thermos d’eau chaude avec plein de thés pour se remettre de nos émotions. Enfin, un petit coin toilettes sèches (avec une vue de fou) tout bien aménagé.

Vous ne pouvez pas imaginer à ce moment-là, à quel point je me sens chanceuse de vivre ça. En même temps, je me sens toute bizarre de me dire que je vais dormir si haut, dans un lodge accroché à la montagne. La sensation est juste dingue.

Notre instructeur nous explique que l’on a mis moins de temps que prévu à monter (trop fiers) et qu’on a une heure devant nous pour profiter de la cabine avant de repartir sur la première plateforme pour le dîner.

Un dîner gourmet au-dessus de la vallée des Incas

Il est 7 heures, l’heure d’aller dîner ! On remet tout notre équipement et on file retrouver nos instructeurs et les autres couples sur la première plateforme.

Comme je le disais plus haut, le dîner est inclus dans le prix, et franchement, c’est de loin le meilleur repas que l’on ait fait au Pérou. De la soupe, en passant par la salade, le plat principal et le dessert : tout était excellent ! En plus, on a chacun le droit à une petite bouteille de vin (pendant le repas et pour le retour au lodge également), le kiff est assuré.

Les deux couples qui dînent avec nous sont juste adorables. Deux américains et deux anglais avec qui on passe la soirée à rigoler. On échange un peu sur nos expériences et le couple d’américains nous explique que la randonnée n’était pas non plus de tout repos et qu’elle comprend également certains passages en via ferrata.

Après s’être bien marré c’est l’heure de retourner dans nos lodges respectives pour profiter de la nuit.

Notre nuit dans le lodge

La rigolade sera de courte durée pour moi car il faut regagner le lodge en pleine nuit à la frontale. Autant vous dire que c’est déjà impressionnant de jour mais alors là en pleine nuit, j’avoue, je flippe total. De plus comme on a le lodge le plus haut on est les seuls à devoir monter de nuit. Il n’y en a que pour 5/10min mais ça suffit pour que je flippe bien comme il faut.

Une fois arrivée dans le lodge je peux enfin redescendre de mes émotions et profiter ! Je peux vous dire que je n’avais jamais vu une nuit étoilée comme celle-ci. Le spectacle est magnifique, on a la tête dans un million d’étoiles, et on voit même clairement la voie lactée.

On passe la nuit à parler de tout et de rien en regardant les étoiles et en chassant les étoiles filantes : c’est juste magique.

Malheureusement je n’ai pas de photos à vous montrer car cela ne donnait rien, mais vous pouvez laisser libre court à votre imagination.

On met le réveil tôt le lendemain pour profiter du lever du soleil sur la vallée, et on s’endort en tête à tête avec la voie lactée.

Réveil et petit déjeuner

On se lève donc aux aurores pour voir la lumière s’engouffrer petit à petit dans la vallée. Concrètement parlant le soleil se lève de l’autre côté de la montagne, mais cela n’empêche pas de voir le joli défilé de couleurs du ciel.

Puis à 7h c’est l’heure de retourner sur la plateforme pour prendre le petit-déjeuner. Encore une fois : meilleur petit-déjeuner que l’on ait eu jusque-là ! D’excellents fruits frais, des œufs, du jambon, un trop bon pain bref, je suis aux anges.

Après avoir profité du petit-déjeuner on retourne dans la cabine jusqu’à 9h, heure à laquelle il est prévu d’entamer la descente.

La descente en zipline

Pour une fois on a de la chance ! Et oui, pour pouvoir redescendre il faut d’abord monter (oui sinon c’est pas drôle). Or il se trouve que le chemin pour monter se trouve juste au-dessus de notre lodge (pas si mal d’avoir le lodge le plus haut finalement).

Une fois le groupe au complet on repart donc sur la paroi et on grimpe à peine une dizaine de minutes. S’en suit un parcours plutôt simple et plat où il faut juste suivre un câble qui mène à la première zipline.

Cette dernière est plutôt impressionnante ! On passe près des rochers au démarrage et elle est vraiment longue : sensations fortes assurées. Lorsque vient mon tour j’ai super hâte de me lancer car contrairement à la via ferrata je me sens super à l’aise sur les tyroliennes.

Il y a au total 6 tyroliennes pour redescendre. Elles sont plus ou moins longues, plus ou moins rapides mais globalement c’est assez simple et même plutôt amusant.

Nous mettrons au total une bonne heure pour regagner la terre ferme et venir à bout des 6 tyroliennes. La « terre ferme » – cette expression prend tout son sens après avoir passé une nuit suspendue à la montagne.

Prix et autres infos pratiques

Venons-en au sujet qui fâche : le prix. Pour une telle expérience il faut compter 400€/personne. Pour ce prix est inclus :

  • L’aller/retour depuis votre hôtel
  • Le matériel pour grimper
  • Deux instructeurs pros à disposition pour aider à tout moment
  • Le dîner gourmet
  • Le petit-déjeuner
  • La descente en zipline

OUI c’est cher ! Maintenant est-ce que ça les vaut ? Pour ma part c’est un grand OUI. C’est une expérience que l’on ne vit qu’une seule fois dans sa vie, vraiment. C’est aussi une expérience qui peut-être « dangeureuse » si vous n’êtes pas à l’aise, on en conditions pour le faire. D’où le fait qu’il y ait d’office deux professionnels à disposition des clients 24h/24.

Concernant les autres infos pratiques, sachez qu’il y a trois lodges qui peuvent accueillir chacun jusqu’à 4 personnes. Aussi, le prix est le même par personne, que vous soyez 1, 2, 3 ou 4.

Comme je l’expliquais plus haut, renseignez-vous bien, car si vous n’êtes pas emballés par la via ferrata, il semblerait que la randonnée ne soit pas non plus de tout repos. Sachez qu’elle est aussi plus longue puisque vous devez faire un détour pour monter tout en haut. Tandis que la via ferrata monte directement tout droit vers les lodges (bien que ce soit du coup plus dur physiquement et surtout plus raide).

Concernant les réservations, je vous conseille de réserver directement via le site Natura Vive (l’agence qui gère les skylodges). En effet, j’ai constaté que les prix sur les autres plateformes (booking, AirBnB…) étaient plus élevés qu’en passant directement par le site. Enfin, j’avais pour ma part réservé 6 mois à l’avance. Je ne pense pas que ce soit nécessaire de réserver si tôt, mais c’était vraiment une expérience que je voulais faire donc pour ma part le plus tôt était le mieux.

Bilan de l’aventure

C’est sincèrement une expérience que je n’oublierais jamais. J’avais littéralement des étoiles plein les yeux. Pour être tout à fait honnête je n’avais jamais payé aussi cher pour une seule nuit. Pour autant, je ne regrette pas un seul instant car je trouve que ça les valait totalement.

Je me suis dépassée physiquement et psychologiquement pour monter. Une fois l’objectif atteint tout a été absolument parfait. Je conseille mille fois cette expérience parce qu’il n’y a qu’ici au monde que vous pourrez la vivre. En plus d’être un concept unique au monde, c’est également une expérience de vie unique.

Que faire à Cuzco : TOP 10 des visites et activités incontournables

Après 3 jours à Nazca, nous prenons un bus de nuit pour rejoindre la célèbre ville de Cuzco. Je pense qu’on oubliera jamais cette étape car c’est jusque-là notre pire trajet de bus tous pays confondus. En effet, 15h de virages en zigzag, le tout en passant de 500m à 3400m d’altitude d’un coup, c’est compliqué. Très compliqué !

Une fois le trajet derrière nous, nous sommes surexcités à l’idée de partir à la découverte de Cuzco et de sa région qui regorge de merveilles.

Sans plus attendre, voici donc mon top 10 des activités à faire à Cuzco.

Sommaire

  1. Se perdre dans les rues de Cuzco
  2. Découvrir le marché de Pisac
  3. Faire une excursion à la montagne arc-en-ciel
  4. Faire une excursion à la lagune Humantay
  5. Passer une nuit dans une cabine suspendue à la vallée sacrée
  6. L’incontournable Machu Picchu
  7. Visiter les salines de Maras
  8. Visiter le site archéologique de Moray
  9. Faire un tour de quad pour explorer les lagunes de Piuray et Huaypo
  10. Venir au moins de juin pour assister à Inti Raymi

1. Se perdre dans les rues de Cuzco

La première chose à faire en arrivant à Cuzco c’est simplement… De se laisser porter et de se perdre dans la ville. Les rues sont pleines de charme, de jolis bâtiments et de belles arcades : un plaisir pour les yeux.

Baladez-vous simplement au gré de vos envies, et n’hésitez pas à rentrer un peu partout, vous ne le regretterez pas ! C’est en flânant que l’on a découvert plein de petits marchés hyper sympas et plus authentiques que les plus gros marchés de la ville.

Je vous conseille néanmoins d’aller boire un bon jus de fruit frais au marché San Pedro – ils sont délicieux !

2. Découvrir le marché de Pisac

Pisac est un petit village à seulement 30 minutes de Cuzco. Son célèbre marché se tient le mardi, le jeudi et le dimanche – il a également lieu les autres jours mais dans une version plus « réduite ».

Pour s’y rendre c’est très simple, rendez-vous dans la Calle Puputi et prenez un collectivo qui vous emmènera directement sur place pour la modique somme de 4 soles/personne.

Bon à savoir : ne faites pas comme nous… ne vous faites pas avoir ! On s’est fait alpaguer par un mec au coin de la rue qui nous a indiqué être un collectivo et qui nous a pris 8 soles/personne. En fait, c’était juste un mec qui remplissait sa voiture de touristes. Si cela vous arrive, ne montez pas ! Continuez un peu plus loin dans la rue jusqu’à apercevoir une rangée de minivans : ce sont eux les vrais collectivo. Le mec avec qui nous sommes montés à l’aller était un gros taré de la route. Franchement, on n’a pas fait les malins, c’était vraiment dangeureux (pour rien) donc faites attention.

Le marché est vraiment chouette – attention tout de même à ce que vous achetez : traditionnel VS made in China. Il est parfois difficile de faire la différence. Soyez vigilants, et surtout n’oubliez pas de négocier les prix !

Si vous avez un peu de temps je vous recommande vivement de passer une nuit à Pisac. Nous avons séjourné au Bamboo Lodge Sacred Valley et c’était magique ! L’hôtel est excentré (il faut prendre un tuktuk pour une poignée de soles) mais le cadre est superbe et le restaurant de l’hôtel excellent. Une vraie nuit de détente !

Le lendemain profitez-en pour visiter les fameuses ruines de Pisac avant de repartir pour Cuzco. Il s’agit d’un célèbre site archéologique qui surplombe la ville.

3. Faire une excursion à la montagne arc-en-ciel

C’est THE excursion « à la mode » ces dernières années ! L’engouement pour la montagne arc-en-ciel est relativement récent car elle était encore recouverte de neige il y a quelques années, mais depuis le réchauffement climatique à fait son chemin…

C’est une chouette excursion à faire qu’absolument toutes les agences vous proposeront. Vous en avez pour tous les prix. Il faut savoir que chacune des agences proposent transports aller/retour, petit-déjeuner et déjeuner compris. Le prix de votre excursion va varier en fonction de deux choses : la qualité du transport et la qualité des repas.

De notre côté, étant en mode backpack nous avons pris l’une des excursions les moins chères soit 60 soles/personne (+10 soles/personne de droit d’entrée). Nous sommes donc partis dans un énorme bus, et honnêtement les repas n’étaient pas terribles. Après cela n’empêche pas de faire l’excursion comme tout le monde, le service est juste un peu moins sympa quoi.

Pour en revenir à la montagne arc-en-ciel, une fois sur place, il faut compter entre 1h et 1h30 de marche pour l’atteindre. Attention, à 5000 mètres d’altitude ce n’est pas évident ! Il est possible de monter à cheval si vous le souhaitez, personnellement, j’avais un peu de peine pour ces pauvres bêtes.

Ce qui m’a frappée en faisant cette sortie c’est d’abord la beauté de la vallée. En effet, tout le monde ne parle QUE de LA montagne… Mais cette vallée, quelle beauté franchement !

La deuxième chose qui m’a frappée c’est à quel point les gens peuvent trafiquer leurs photos… Et oui ! Désolée mais la montagne arc-en-ciel n’est ni rouge, ni bleu, ni jaune « pétant ». Ce sont des couleurs plutôt pastel, franchement magnifiques, mais jamais aussi saturées que l’on veut bien vous le montrer sur les photos.

4. Faire une excursion à la lagune Humantay

Ce tour fonctionne exactement sur le même principe que la montagne arc-en-ciel. Transports aller/retour + petit-déjeuner et déjeuner inclus.

Nous avons payé 60 soles/personne (+10 soles/personne de droit d’entrée) et eu le même service que pour notre première excursion, à la différence que les repas étaient quand même meilleurs.

Pour atteindre la lagune il faut compter une heure, une heure et quart de marche : attention, ça monte du début à la fin ! De plus, avec l’altitude, on monte… lentement. Là aussi il est possible de monter à cheval.

Ce qui m’a frappée lors de cette sortie c’est à quel point le soleil influe sur la couleur de l’eau de la lagune. Lorsque nous sommes montés il était limite marron… On était un peu déçus je dois dire. Puis finalement, dès que le soleil a percé les nuages, la lagune est devenue bleu turquoise : magnifique !

5. Passer une nuit dans une cabine suspendue à la vallée sacrée

Alors là… Franchement ! Une des meilleures et des plus folles expériences que j’ai pu faire dans ma vie. Vraiment pas les mots pour décrire cette dinguerie.

Après 1h15 de via ferrata sur une paroi bien raide, nous découvrons la petite cabine panoramique que nous avons réservée pour la nuit : c’est la folie ! Sont également inclus un dîner gourmet et un petit déjeuner bien copieux. Cette expérience de fou fut un régale dans tous les sens du terme !

Pour connaître tous les détails de cette aventure, j’ai créé un article dédié ici

6. L’incontournable Machu Picchu

Bien évidemment ! Parce que visiter le Pérou sans visiter le Machu Picchu ça n’est juste pas concevable. Sachez qu’il existe de nombreuses façons de visiter le Machu Picchu, à vous de voir celle qui vous convient le mieux !

Le meilleur conseil que je puisse vous donner, quel que soit votre choix c’est de réserver vos tickets pour l’ouverture à 6h du matin. Pourquoi ? Parce que voir le soleil se lever sur le Machu Picchu c’est clairement mystique et c’est quelque chose que vous n’oublierez jamais (c’est promis).

Pour notre part, pour partir visiter le Machu Picchu nous avons pris quatre jours. Cela peut paraître un peu long mais nous avions le temps, et surtout pas envie de nous dépêcher pour en profiter au maximum.

Notre parcours :

  • Jour 1 : Cuzco – Santa Teresa (via une agence, 6h de voiture)
    • Santa Teresa n’est pas une chouette ville. Ce qui est chouette en revanche ce sont les termes de Colcamayo en contrebas dont on a eu envie de profiter avant de partir pour le Machu Picchu.
  • Jour 2 : Santa Teresa – Hydroelectrica (en taxi) / Hydroelectrica – Aguas Calientes (à pieds +/- 2h30)
  • Jour 3 : Machu Picchu de 6h à 12h, marché d’Aguas Calientes pour les souvenirs l’après-midi
  • Jour 4 : Aguas Calientes – Hydroelectrica (à pieds) / Hydroelectrica – Cuzco (via une agence, 7h de voiture)

Bon à savoir : l’aller-retour depuis Cuzco nous a coûté 105 soles pour deux. N’hésitez pas à négocier les prix.

7. Visiter les salines de Maras

Il s’agit d’une autre visite incontournable de la vallée sacrée ! Les fameuses salines de Maras sont des centaines de bassins de sels accrochés à même la montagne. C’est assez impressionnant et plutôt vertigineux je dois dire.

Le droit d’entrée est de 10 soles/personne – vous trouverez de nombreux tours pour vous y rendre.

Les bassins se transmettent de génération en génération aux familles de paysans du village voisin qui se sont organisées en coopérative. On peut les observer travailler et récupérer le sel des bassins.

8. Visiter le site archéologique de Moray

Généralement, les visites de Maras et de Moray sont combinées. Moray est un ancien laboratoire agricole Inca à ciel ouvert. Le site est construit sur plusieurs niveaux qui visent à recréer différents microclimats afin de permettre de varier les cultures.

9. Faire un tour de quad pour explorer les lagunes de Piuray et Huaypo

Après avoir pas mal marché on avait envie de reposer un peu les jambes ! On a donc opté pour un tour de quad qui comprend les salines de Maras ainsi que les lagunes de Piuray et de Huayo. Nous étions chanceux car il n’y a qu’un seul couple avec nous + le guide.

On embarque pour deux heures de quad et de très jolis paysages ! J’ai notamment eu un petit coup de cœur pour la lagune de Piuray et son effet miroir à tomber par terre.

Le prix de l’excursion était de 70 soles/personne, négociée 60 soles/personne.

10. Venir au moins de juin pour assister à la célébration d’Inti Raymi

Mon conseil ultime ! Pour être tout à fait honnête, on a appris deux jours avant de débarquer à Cuzco que l’on allait arriver en pleine célébration Inca, et franchement, quel bonheur !

Inti Raymi signifie littéralement la « fête du soleil ». C’est LA célébration Inca la plus importante dans la région de Cuzco. Elle célèbre le solstice d’hiver (le jour où le soleil est le plus éloigné) et donc le renouveau du cycle du soleil.

Il y a une cérémonie officielle – avec des billets assez chers, surtout quand on débarque au dernier moment – mais même sans cela nous avons pu assister aux défilés et festivités de rues et franchement, c’est un souvenir inoubliable.

Les costumes, les bijoux, les coiffures, des hommes comme des femmes sont juste magnifiques. C’était un moment juste magique et un vrai bonheur de pouvoir assister à cette fête.


La région de Cuzco regorge de trésor archéologiques, culturels et naturels. Nous y avons passé deux semaines sans avoir le temps de nous ennuyer.

Si vous connaissez d’autres incontournables de Cuzco, n’hésitez pas à les partager en commentaire !